( 22 décembre, 2010 )

Au-delà des questions

Au-delà des questions

Penser… l’éternité…
Langueur immortelle…
Ou gloire ressucitée…
A jamais…

Penser… Ce qu’il y a après…
Froid, vide sidéral,
Ou azur de volupté ?
La vie, fugace étincelle,
S’évanouit, fuit, avec célérité.

Où va la nef du monde ?
Par dela la tombe,
Où va le coeur des hommes ?

Au delà de la première sphère, l’esprit s’envole vers l’infini de la pensée.
Derrière les lignes de nuages repose la vérité
Dans le vide interstellaire, apaisant nos rancoeurs,
Si point de dieu au ciel, cherche donc en ton coeur.

Par cent fois mon esprit,
Pour percer le mystère,
S’est échappé vers les limbes,
Territoires interdits pour la pensée.

Par cent fois sans espoir ni réponse,
Ayant perdu tout sang froid,
J’en suis revenu harassé,
Le corps brisé, le coeur enfiévré,
En proie aux sueurs froides.

Car, au delà de la raison, l’âme s’égare et l’effroi saisit
Celui qui ose errer sur le sentier de la sublime vérité,
Se damne à penser le néant,
Marchant en intrus sur la chaussée des géants.

Au delà de la ligne bleue de la vie dorment les eaux noires de l’Acheron.
La terre, s’étant fendue, se referme-t-elle sur le corps sans vie ?
Ou libère-t-elle les tréfonds de l’âme,
La pureté de l’esprit.

Incapable de répondre,
Je torturais mon âme.
Aurais aimé sonder le trou noir,
Trouver la clé du drame.

Incapable à en perdre la raison,
Je laissai de côté toute foi,
Abandonnai tout horizon,
Comme, reclus en cage, le lion.

Je cherchais la réponse loin au dessus de moi,
Alors qu’elle repose là, au fond de toi.
Je pactisais avec mes démons,
Alors que tes yeux, ta bouche, tes bras étaient ma rédemption.

S’il n’est en moi, le salut est en toi, ma soeur,
Si la vie me fuit, elle rayonne en toi, amie,
Si mon temps est compté en jours,
Si je ne suis immortel,
Tous deux nous le sommes, mon amour.

Si point de dieu au ciel,
le paradis, c’est… les autres…

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