( 22 décembre, 2010 )

Rocker

 

J’suis métalleux et je l’assume, j’adore le hard qui t’enrhume.

La basse est mon battement de coeur, le riff mon amour, ma rancoeur.

La batt’rie mon influx de vie, j’vis à 200, l’ampli sature.

Et le perfecto est ma peau, il est noir comme le futur.

Dans mes lyrics t’entends la guerre, t’entends la tristesse et la haine

qui exhalent du cimetière où j’enterre les vieilles rengaines.

Dans mes lyrics t’entends les rêves, tu entends le vent qui se lève,

t’entends un’louve solitaire qui t’entraîne dans sa tanière.

La bière coule dans mes veines, comme du métal en fusion,

chauffe mon âme et ma raison, trouble mes sens et ma vision.

Mon esprit se lance dans la bourre comm’ la moto monte dans les tours ;

je n’ai pas peur de te déplaire car je ne joue pas pour mon blair’.

Et je me fiche de l’audience, tant que j’plastique les consciences ;

je veux lancer une révolte, une décharge de 5 000 volts.

Et si ta zik vient de la rue, maintenant tu gagnes du flouze.

Au volant d’une Mercedes, tu as digéré la prison.

Mais moi je n’ai pas oublié que tout vient des champs de coton,

Et que mon rock est né là-bas comme son cousin le blues.

Je fais une musique d’esclave, en moi tu n’verras jamais naître

le chant normé aux accents suaves en deux mots le style des maîtres.

Et c’est libre de tout marquage, c’est libre jusque dans mon âme,

que je fustige tous ces ânes qui vendent des textes sans trame.

Le tempo brise les entraves, le rythme sectionne les fouets,

Et la musique, au coeur du drame, m’aide à chanter la liberté…

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