( 27 juin, 2012 )

Moi, rôliste

Moi, rôliste… Quel thème évocateur et source d’inspiration… Seulement, voilà , je ne peux tout vous raconter, vous dire tout ce que le jeu de rôle m’a apporté, ce serait si long… Je vais donc juste faire un Q&R pour vous donner une idée de l’ampleur de tout cela…

Q : les rôlistes ne traînent qu’entre gens ayant le même délire, leur pseudo-société est quasi sectaire ?
R : Faux ; pour ma part, je ne suis devenu « rôliste » que vers l’âge de 21 ans. J’avais beaucoup d’amis déjà, et je les vois toujours régulièrement. J’ai juste plus d’amis encore, avec tous les gens que j’ai rencontré par le JDR (et avec eux, je ne fais pas que du JDR). Ah, au fait, je vis aussi une relation amoureuse avec une non-rôliste…

Q : Les rôlistes vivent par procuration, et sont perchés dans leur paradis artificiel , non ?
R : Encore faux, je fais des études de mathématiques, j’ai été enseignant pendant trois ans de ma vie, je pratique plusieurs sports, et j’ai un engagement politique… Non, ce n’est pas chez les néo-nazis, vous me cherchez ou quoi ???

Q : Le JDR, ça rend fou et ça fait perdre contact avec le monde réel , pas vrai ?
R : Encore une idée reçue… J’étais agoraphobe, pour ma part… Le jeu de rôle grandeur nature m’a poussé à sortir de plus en plus, à rejoindre des rassemblements en pleine nature. C’est grâce au GN que j’ai vaincu cette phobie de l’espace qui m’handicapait assez souvent dans ma vie quotidienne.

Q : Le JDR se moque de la religion, tout de même, non ? On trouve beaucoup de satanistes dans les rôlistes, d’ailleurs ?
R : Faux : le JDR intègre une dimension spirituelle, c’est un fait, mais est souvent très prudent en matière d’interaction avec le religieux. Remarquons que les contextes religieux inventés par les auteurs pour leurs mondes fictifs sont souvent fantasques, décalés, et par conséquents respectueux des réelles identités religieuses des joueurs potentiels, car sans interférence avec elles. Quant aux jeux se déroulant dans notre monde, ils ont, pour la grande majorité d’entre eux, rien à voir avec le religieux. Exceptions notables à la règle : « Devastra », « Scion » et « In nomine Satanis », qui sont, tout de même, distanciés de toute réalité religieuse de par leur second degré évident. Le second degré est d’ailleurs une constante dans le monde du JDR. Il est des jeux, il est vrai, qui, parce qu’ils choquent mes valeurs personnelles, ne me plaisent pas. Ces jeux, je fais tout simplement le choix de ne pas y jouer, c’est tout. Le rôliste est un être libre…

Q : Le JDR est une perte de temps, non ? Vous feriez mieux de faire des choses utiles…
R : Le JDR est une activité complète : c’est à la fois un jeu d’enquête, un peu comme un cluedo, mélangé à un exercice d’improvisation théâtrale, mêlé de jeu de stratégie et, pour le grandeur nature , d’activité physique… Parfois, le résultat d’une partie de JDR est un véritable instant d’art éphémère… Ca ne marche pas tout le temps, mais quand ça marche, l’éerveillement pour les joueurs et leur MJ est conséquent.

Q : Le JDR pervertit l’esprit, il pousse au mal, non ?
R : Là aussi, on est devant une légende urbaine : en effet, on peut tout simplement incarner 6 heures durant un personnage mauvais ou immoral, puis reprendre le cours de sa vie normale. En effet, Al Pacino ne tue pas des gens de sang froid, et Christopher Lee n’a pas un réel penchant pour le mal… Le procès fait au JDR dans ce sens est digne de celui qui fut fait au théâtre il y a cinq cents ans par l’Eglise.

Bref, je suis un rôliste… Un conseil à ceux qui ne sont toujours pas convaincus que le JDR n’est pas un danger : « Venez jouer une partie, on vous montrera » ^^

( 4 janvier, 2011 )

Partie la plus courte de l’histoire du JDR.

 

 Voici une partie de JDR qui me fut racontée par un collègue MJ.

La voici, en vers :

 

Oyez, Oyez ,
Voici l’histoire du siège de la forteresse côtière d’Askralèn par la compagnie du tigre bondissant !

La compagnie, dès l’aurore rassemblée,
Arrivait en vue de la citadelle convoitée.
Le capitaine, appela son lieutenant
Et lui fit part de la stratégie prestement :

« La garde aux remparts est rassemblée
Avançons par la mer, nageons dissimulés
Nous pénètrerons par les égouts du bastion.  »

Mais au bout d’à peine quelques brasses,
Voilà qu’un grand serpent de mer enragé fit face.

C’est alors que le mage de la compagnie eut la clairvoyance
D’un orque berserk de consanguine ascendance.

Brandissant sous l’eau son sceptre d’or ,
Il lança le sort ………………………………………………………………

………………………………….. ECLAIR !

DEBRIEFING  :
Inutile de dire que la compagnie fut décimée…
Ceci est en gros le résumé d’une partie de JDR ayant duré 20 minutes au plus !
Merci les mages, que serait la vie du PJ sans vous ?

( 22 décembre, 2010 )

Rôliste et gardien de but

Je suis à la fois passionné de foot (je suis gardien de but) et de Jeux de rôle (grandeur nature ou sur table). Malgré les idées reçues, ces deux passe-temps ne sont pas si incompatibles que ça… L’un et l’autre se complètent efficacement ; voici quelques exemples bienvenus pour éclairer cette annonce quelque peu hardie.

 

- Pour un gardien de but, la garde du faucon est très efficace.

- Quand je sors de mes buts en taclant, je fais  » 3 ! Au sol ! brise membre !  »

- Quand ma défense se place mal, il me suffit de faire un jet de charisme pour que ça rentre dans l’ordre ; si ça ne marche pas, je demande au capitaine de l’équipe de rallier les désorganisés, et vu qu’il a 20 en charisme et le pouvoir aura d’autorité, ça marche bien.

- Que deux attaquants arrivent face à moi, seuls et sans défenseur, et je fais un geste de défi avec la main… Le porteur du ballon, s’il a une bonne éducation, ignorera son coéquipier pour jouer le duel avec moi !

- Quand je commets une bévue (ballon relâché, par exemple) mes coéquipiers me pardonnent toujours, ils savent que les échecs critiques, ça arrive.

- Quand mon équipe domine (et que je n’ai rien à faire), je peux chanter tranquillement les chansons de Naheulbeuk pour attendre. Et pourquoi ne pas avoir  l’hypocras dans un coin de la cage ?

- Quand j’arrête un penalty, je prends des XP.

- En général, tous les 10 matchs gagnés, mon équipe a un level-up !

- Quand un bouffon veut tirer de 40 mètres, je sais, contrairement aux autres gardiens (non-rôlistes), qu’il lui faut un critique pour cadrer son tir, ce qui permet d’être plus détendu.

- Quand des supporters mécontents de l’autre camp (à mon niveau c’est une vingtaine d’ados de 15-25 ans au maximum), je peux essayer de comprendre si l’interaction est possible avec les PNJ nouvellement arrivés (jet de psychologie nécessaire).

- Quand le ballon se perd dans les buissons, j’ai la compétence Trouver Objet Caché.

- Et enfin, par dessus tout, je sais que pour gagner un match de foot, l’ARMURE DE BOUCHE, C’EST ULTIME !

|